samedi 3 juillet 2010

Uruguay-Ghana : 1-1 (4-2 aux t.a.b.)


Crédits photo : Panoramic


Jamais une équipe africaine n’avait été aussi près d’une demi-finale de Coupe du Monde ! Malheureusement, sur le fil, le Ghana rate le dernier carré et s’en souviendra longtemps... Pourtant, Asamoah Gyan l’a eue, cette balle de match, avec ce pénalty à la dernière minute de la prolongation ! Mais la barre écrasa tous les espoirs africains… C’est ensuite la séance de tirs au but qui acheva ces mêmes espoirs, définitivement envolés dans le ciel du Soccer City Stadium… Bénie du ciel, la Céleste, revenue de nulle part, aura donc le droit de disputer une place en finale contre les Pays-Bas. Après un match qui ne voulait pas de vainqueur. Cela aurait pu être le Ghana, ce sera l’Uruguay. La fin de match complètement folle a fait entrer ce quart de finale relativement moyen dans une tout autre dimension… L’Afrique a vibré, le monde du football a vibré mais les partisans du Ghana doivent être bien tristes ce soir. La France a eu son Séville (1982), le Ghana aura désormais son Johannesburg (2010)… Fou ! Du côté de Montevideo, le héros s’appelle Fernando Muslera !

En fait, aucune des deux équipes n’a pu prendre véritablement l’ascendant dans cette rencontre. La première mi-temps fut bizarre. Après vingt-cinq premières minutes dominées outrageusement par les Uruguayens, le Ghana sortit petit à petit de sa torpeur, due certainement à la pression d’être le dernier représentant africain, et prit l’avantage avant le repos grâce à une frappe brossée du gauche de Muntari. Une frappe étonnante décochée de plus de 30 mètres avec une trajectoire fuyante qui trompa Muslera, masqué au départ. 1-0 juste avant la mi-temps : un bon test pour le mental des Sud-Américains ! Et les hommes d’Óscar Tabárez le réussirent, ce test, et avec célérité, qui plus est. A la 55ème minute, Diego Forlan ramena le score à la parité en inscrivant un coup franc excentré là aussi étonnant. Le caractère flottant de Jabulani, le ballon du Mondial, surprit Kingson, lobé. Ensuite, les occasions furent partagées mais ni les Uruguayens ni les Ghanéens arrivèrent à provoquer la décision...

Direction la prolongation qui ne changea pas beaucoup la donne. Brouillons, les Africains appuyèrent mais échouèrent dans leurs tentatives de K.O. ; fatigués, les Sud-Américains ne furent pas en mesure de suivre leurs occasions de contre. Bref, on se dirigeait tout doucettement vers les tirs au but quand un dernier coup franc ghanéen amena le danger dans la surface adverse. Un gros cafouillage faillit profiter au jeune Adiyiah dont la tête fut repoussée admirablement de la main par…Luis Suarez ! L’Attaquant de l’Ajax d’Amsterdam se sacrifia en suppléant Muslera sur sa ligne. L’arbitre portugais, M. Benquerença, montra fort logiquement le point de pénalty et expulsa le petit attaquant uruguayen. La suite, vous la connaissez ! Gyan toucha du bois. Point de but, point de qualification pour Gyan mais une séance de tirs au but assassine où le rapport de force fut dans la suite des choses en faveur de la Céleste. Même si Maxi Pereira tira dans les nuages, Fernando Muslera repoussa les tentatives bien molles de Mensah et d’Adiyiah. Cent vingt minutes et quelques tirs au but plus tard, l’Uruguay est qualifié pour les demi-finales de cette Coupe du Monde !

Mais dans quel état l’Uruguay sera-t-il au moment d’affronter les Oranje ? Sans Suarez, suspendu automatiquement, et sans doute sans Lugano, le capitaine, sorti blessé, cela s’annonce extrêmement compliqué… Mais après le ciel, les dieux du football seront peut-être toujours du côté de la Céleste… Qui sait ?

PL








Quel final dramatique pour le Ghana et toute l'Afrique qui espéraient qu'enfin un pays africain atteindrait les demi-finales d'un Mondial !

A la dernière seconde des prolongations, alors que le score est de 1-1, le meilleur joueur uruguayen, Suarez, sur sa ligne, arrête, de la main, le ballon qui allait franchir la ligne de but. Carton rouge et penalty ! Le penalty de la victoire et de la qualification...
Gyan, la révélation de cette Coupe du Monde, tire ce penalty et l'envoie sur la barre ! Qu'importe, les Ghanéens pensent se rattraper aux tirs au but. Las, 2 de leurs joueurs manquent leur cible et l'Uruguay est qualifiée.

Imaginez les conséquence de la main de Suarez :
- elle empêche le Ghana de gagner et elle permet à son équipe d'avoir le droit de terminer par la séance de penaltys qu'elle emporte !
- cet acte d'anti-jeu non seulement a privé le Ghana d'une qualification méritée mais de plus, on peut très bien imaginer que l'Uruguay se débarrasse des Pays-Bas en demi-finale et gagne ensuite la finale ! L'Uruguay vainqueur du Mondial grâce à un acte d'anti-jeu ? Pour préserver ce qui reste de moralité au football, il vaudrait mieux que cela n'arrive point. On peut se demander si il ne vaudrait pas mieux, dans de telles circonstances, qu'au lieu du penalty, le but soit accordé. Encore un beau sujet à traiter par la FIFA...

Certes, les 2 équipes étaient proches l'une de l'autre, mais à la mi-temps, après le but ghanéen (Muntari 45'), on pensait bien que l'Afrique allait avoir son premier demi-finaliste. Mais l'Uruguay, survolté, et le gardien Kingson, hésitant, changèrent la donne dès la 55', Furlan (auteur avec Suarez d'un grand match) expédiant un superbe coup-franc qu'il semblerait que Kingson aurait pu arrêter s'il n'avait d'abord esquissé un geste dans le sens opposé à celui de la direction du ballon... Les 2 équipes, 1 heure durant (prolongations comprises), tentèrent le KO jusqu'au dénouement dramatique évoqué plus haut !

L'Uruguay, privée de Suarez, aura du mal contre les Pays-Bas, mardi prochain !

Au revoir et félicitations au Ghana qui fut la révélation de ce Mondial !

AA

vendredi 2 juillet 2010

Pays-Bas/Brésil : 2-1


Crédits photo : Panoramic


Incroyable ! Quel match incroyable ! Cette équipe du Brésil s’est suicidée ! Les Pays-Bas n’en demandaient pas tant, eux qui ont su profiter d’une erreur monumentale et inattendue de la défense brésilienne (53ème) pour revenir dans un match tendu qui semblait leur échapper. Ce fut le véritable tournant du match, un rebondissement inespéré pour les Oranje qui prirent ensuite définitivement les devants dans cette rencontre « top mondial ». Un rebondissement qui appartient désormais à l’histoire de la Coupe du Monde. Car on a assisté à un nouveau match de légende entre ces deux sélections !

La Seleção pourra se mordre les doigts éternellement car elle domina copieusement pendant près d’une heure une équipe néerlandaise sans munition. Le début de la partie était très nettement à l’avantage du Brésil qui marqua un but par Robinho (6ème), un but judicieusement invalidé pour une position de hors-jeu de Dani Alves au départ de l’action. Ce ne fut que partie remise. Robinho sembla dans un grand jour quand il convertit en but, tout en vivacité et technicité, une longue ouverture de Felipe Melo. La défense néerlandaise était mal alignée et l’attaquant du Santos FC trompa Stekelenburg, impuissant (10ème). Si les Oranje réagirent tout de suite après par l’intermédiaire de Kuyt (11ème) dont le tir fut contré au dernier moment par Julio Cesar, le portier auriverde, ils furent paralysés par ce but rapidement encaissé et ne furent pas loin de sombrer totalement. En effet, les Brésiliens multiplièrent les actions offensives inspirées, et notamment ces tirs de Kaka (31ème) et Maicon (45ème) superbement détournés par Stekelenburg, mais n’arrivèrent pas à doubler la mise. 1-0 à la pause, la « Tulipe » hollandaise perdait de ses pétales mais n’était pas encore tout à fait fanée…

Au retour des vestiaires, les Néerlandais continuèrent de buter sur le bloc défensif brésilien quand arriva le véritable tournant du match. Sur un centre dangereux de Sneijder dans la surface des Sud-Américains, Julio Cesar ne communiqua pas assez avec son défenseur Felipe Melo qui détourna malencontreusement le ballon dans ses propres filets alors que le gardien brésilien semblait pouvoir le cueillir tranquillement (53ème). Un but idiot. La sélection de Carlos Dunga ne nous avait pas habitués à ce genre de but, sur une erreur défensive aussi grossière. Ce but liquéfia les Auriverde et fendit leur armure défensive, déboussolée par ce coup du sort. Incroyablement, les Pays-Bas revinrent dans la partie. Avec chance et réussite. Les quintuples champions du monde eurent, néanmoins, une occasion de reprendre les commandes de ce match mais le lob astucieux de Kaka passa de peu à côté (66ème). Deux minutes plus tard, les Bataves donnèrent du sens à l'expression
« tournant du match » en ajoutant un deuxième but ! Suite à un corner de Robben, intelligemment dévié par le crâne de l’infatigable Kuyt, c’est le « petit » Wesley Sneijder (1m70) qui marqua à bout de portant de la tête (68ème). Un véritable hold-up à la hollandaise ! Moins sereins depuis l’égalisation, les Brésiliens pétèrent alors littéralement les plombs à l’image de Felipe Melo qui marcha volontairement sur Robben (73ème) et fut logiquement expulsé par l’arbitre japonais, M. Nishimura. La tension monta de plusieurs crans avec de nombreux actes d’antijeu de part et d’autre. Les coéquipiers de Lúcio tentèrent le tout pour le tout mais rien n’y fit… Ce sont bien les Pays-Bas qui disputeront les demi-finales de ce Mondial ! Au fait, hold-up, ça se traduit comment en néerlandais ?

Car, oui, il s’agit bien d’un hold-up ! Les Pays-Bas ne se sont pas réellement procuré de grosses occasions de buts mais ce sont eux qui passent. Il faut le reconnaître, c’est aussi pour cela qu’on aime le football ! Le Brésil était supérieur à son adversaire aujourd’hui. Il s’est sabordé, de manière incompréhensible. Au petit jeu du réalisme, l’élève néerlandais a dépassé son maître brésilien ! Petite surprise, y compris pour votre serviteur qui avait misé sur Robinho & Co… En tout cas, les deux équipes nous ont offert un très gros match, cet après-midi, dans la lignée de leurs précédentes confrontations en Coupe du Monde. Après 1974, 1994 et 1998, il y aura désormais 2010 ! Pas sûr que cela satisfasse les Brésiliens, auteurs aujourd’hui de leur meilleure performance du tournoi mais éliminés pour la deuxième fois consécutive en quart de finale d'un Mondial…

En demi, la sélection de Bert van Marwijk rencontrera le vainqueur d’Uruguay-Ghana (à suivre ce soir). Et si, après les finales malheureuses de 1974 et 1978, c’était l’année des Oranje ?

PL





Sur le terrain, à Port-Elizabeth, comme chez nous, la température était très élevée. Et la partie, là-bas, comme ici, s'est achevée sur un coup de tonnerre....

Là-bas, ce fut la victoire des Hollandais éliminant les favoris, les quintuples champions du monde, les Brésiliens. Oh, certes, ce ne fut pas simple : la première mi-temps fut belle et brésilienne, ponctuée, dès la 10', par un superbe but de Robinho retrouvé, sur une passe en profondeur de Melo, star éphémère, car ses exploits suivants en feront un joueur honni par tous les Brésiliens... Donc le Brésil retrouvait son jeu...à la brésilienne, succession d'exploits techniques que l'on ne se lasse pas de revoir... Que se passa-t-il à la mi-temps? Croyaient-ils avoir match gagné ou eurent-ils un passage à vide ? En tous les cas, à partir de l'heure de jeu, leur sort fut scellé... A la 58ème minute, Julio César, le gardien brésilien, et Felipe Melo se gênèrent et le second nommé signa son deuxième exploit de l'après-midi, en marquant contre son camp. Le Brésil alors déjoua et c'est tout naturellement que Kuyt, à la 68', prolongea un corner sur Sneijder qui marqua de la tête, comme à la parade. A un partout, on sentit le football brésilien partir en vrille et la machine batave se mettre en route. C'est alors que Melo commit l'irréparable, en s'essuyant les pieds sur Robben, à terre, et fut justement expulsé, à la 73', enfonçant définitivement le Brésil, qui, en infériorité numérique, ne put redresser la barre tandis que les Pays-Bas contrôlaient cette victoire-surprise...

Certes, on est triste de voir éliminer une équipe qui fait encore rêver (Ah ! les exploits techniques de Kaka et Robinho !), mais un match de football dure 90 mn et se joue à 11 contre 11 ! Et les Brésiliens, en oubliant cela, se sont montrés indignes d'aller plus loin...

Quant aux Hollandais, ils jouèrent...à la hollandaise et firent monter la sauce (!) et la pression. Sans génie (Robben n'en est pas un, même s'il est capable de faire basculer un match), mais solides et solidaires, ils représenteront l'Europe en demi-finale et seront peut-être le seul, si, demain, l'Espagne et l'Allemagne se faisaient éliminer respectivement par le Paraguay (peu probable, quand même) et l'Argentine (très probable, par contre !).

Beau début que ce premier quart, intense et de qualité... Les 3 autres pourraient également constituer autant de spectacles... On s'en réjouit à l'avance !

AA

jeudi 1 juillet 2010

Une seule Marine Le Pen vous manque, et tout le C.M. est dépeuplé !

Ça sentait bon les vacances, hier, au Conseil Municipal (C.M.) d’Hénin-Beaumont ! Absence de Marine Le Pen, auditoire clairsemé, l’ambiance était, une fois n’est pas coutume, relativement détendue dans les Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville. Compte-rendu.


Pour son premier Conseil Municipal présidé officiellement en tant que premier magistrat d’Hénin-Beaumont, Eugène Binaisse n’a pas eu le droit à un bizutage en bonne et due forme ! Quoique. Si ce Conseil n’a pas offert, cette fois-ci, un spectacle tragi-comique consternant, il a confirmé certains états de fait dans les relations entre la majorité de l’Alliance Républicaine et l’opposition du Front National. Première constatation : même en l’absence de Marine Le Pen, l’opposition frontiste ne cessa de mener le bal . Quand Steeve Briois, conseiller municipal frontiste, proposa, d’entrée, le vote d’une « motion d’urgence », imprévue, sur l’implantation d’une troisième gare TGV dans la Région sur le site de Sainte-Henriette, le Maire acquiesça sans coup férir, en provoquant une suspension de séance de dix minutes. Le temps de la réflexion passé, le groupe majoritaire vota à l’unanimité cette motion dont d’aucuns s’interrogeront sur le caractère « urgent » de cette dernière. Un exemple, parmi d'autres, d’une entente cordiale désormais assumée et vécue au grand jour. Plus grave fut la leçon donnée par ce même Steeve Briois concernant l’absence de débat sur le rapport d’activité des services (pour l’année 2009) ! Un rapport qui, selon l’ex-tête de liste FN aux dernières Municipales, n’était pas prêt la veille de ce Conseil ! Après la litanie des éléments que Steeve Briois aurait voulu voir figurer dans ce rapport, le Maire répondit tout de go : « Ce que vous avez dit, j’aurais pu le dire, M. Briois. Vous voyez, nous sommes dans la même mouvance. » Vous avez dit « entente cordiale » ?

Des commerçants qui s’impatientent, des élus FN qui se lamentent

S’il y avait bien un sujet qui avait matière à polémique au sein de l’assemblée, c’était bien celui sur la modalité d’application de la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) des commerces de proximité. Surprise dans l’auditoire, où avaient pris place certains représentants des commerçants de la Ville, Eugène Binaisse annonça de suite le retrait de cette modalité. Ou plutôt son report. « Nous sommes conscients de la difficulté des commerces du centre-ville. En conséquence, nous avons jugé plus sage de rediscuter de cela en 2012 avec la Chambre de Commerce et d’Industrie. » Agacés, les quelques représentants du commerce héninois quittèrent un Conseil qui ne les concernait plus après ce volte-face. En fait, ce C.M. ne fut pas si tranquille que cela pour la majorité. Les élus frontistes se lamentèrent sur certains points techniques, qui deviennent rengaines. Par exemple, Laurent Brice se plaignit, une nouvelle fois, du délai de convocation au C.M. beaucoup trop court par rapport à ce que prévoit la loi (8 jours). Autre conseiller municipal d’opposition, Freddy Baudrin exprima son mécontentement quant à l’existence d’une commission relative à la location des salles municipales, une commission où n’étaient pas conviés les élus d’opposition. Le Maire rétorqua, question de vocabulaire, qu’il ne s’agissait que d’un « groupe de travail » qui n’est « pas figé ». Et Eugène Binaisse d’ajouter : « On n’a jamais refusé que vous participez à une commission. Si on en venait à créer une commission, on étudiera la question ! » En conséquence, le groupe FN vota contre cette délibération estampillée « Relations Publiques ». Ce fut le seul petit accroc de ce C.M. au ton estival comme le suggéra la « chute » énoncée par Eugène Binaisse à l’encontre de Steeve Briois. « J’espère que nous aurons la joie de vous retrouver pour le feu d’artifice du 14 juillet ? » A défaut de baignade à Hénin-plage, les relations AR/FN, elles, apportent de l’eau à leur moulin…

PL

mardi 29 juin 2010

Espagne-Portugal : 1-0



Crédits photo : Panoramic


A perdre sans péril, on est éliminé sans gloire ! Voilà le proverbe du soir à méditer pour la sélection portugaise… Un proverbe qui lui est allé, en effet, comme un gant. En parlant de gants, ce sont surtout ceux d’Eduardo qui ont chauffé. Ceux de Casillas, eux, sont restés bien au chaud face à l’atonie offensive du Portugal ! Bref, les champions d’Europe en titre ont pris le dernier ticket pour les quarts de finale. Après un match dur, de haute intensité. Les Espagnols ont joué comme à l’accoutumé, ils passent logiquement ce tour, les Portugais ont déjoué, ils passent à la trappe. Logique.

Cet après-midi, Paraguay-Japon avait été lénifiant, ce soir, Espagne-Portugal a été prenant. On a assisté à un match de très haut niveau. Pas exceptionnel mais de très haut niveau. Ces matchs-là sont souvent fermés à double ou triple tour. La première mi-temps a suivi ce schéma classique des matchs à élimination directe entre deux grosses équipes européennes. Sans surprise, l’Espagne ne calcula pas et commença au quart de tour ce 1/8ème de finale. Mais au bout d’un quart d’heure, la Roja s’emmêla dans la toile tissée, habillement, par l’organisation portugaise. Si les Lusitaniens réussissaient avec brio à faire mal jouer les Espagnols, ils ne sortirent qu’épisodiquement mais toujours de manière menaçante, il faut le souligner, à l’image du tir de Tiago repoussé en deux temps avec difficulté par Casillas (21ème) ou de celui de Cristiano Ronaldo (28ème).

Après ces premières quarante-cinq minutes, on sentait les hommes de Carlos Queirós capables d’accrocher le favori numéro un de ce Mondial. Ils ne leur manquaient qu’un peu plus de suite dans leurs idées offensives. Malheureusement, pour eux, la deuxième période sonna comme le réveil de « La Furia Española ». La première alerte fut pourtant portugaise avec un déboulé d’Hugo Almeida sur la gauche (52ème) dont le centre contré par Puyol faillit tromper son propre gardien. Mais le ballon passa de très peu à côté. Cette forte alerte portugaise fut la seule de cette seconde mi-temps ! Dans ce genre de rencontre, il faut souvent compter sur un exploit individuel pour débloquer le jeu. Cet exploit, il fut espagnol et sortit, une nouvelle fois, du pied droit de ce diable de David Villa. Le futur attaquant du Barça récupéra un ballon, après une talonnade inspirée de Xavi, dans la surface avant de devoir s’y reprendre à deux fois pour battre Eduardo (63ème). 1-0 pour l’Espagne. On attendit, en vain, une réaction, une révolte offensive de la Selecção portugaise. C’est au contraire Eduardo, l’excellent portier du Sporting Braga, qui fut bombardé de toutes parts. Ses interventions (70ème, 77ème) permirent de conserver l’intérêt de la fin de match. Mais les attaques désordonnées des coéquipiers de Cristiano Ronaldo, absolument transparent dans ce derby ibérique, n’aboutirent sur rien… L’Espagne finit par l’emporter grâce à ce petit but signé David Villa, le meilleur joueur et buteur de cette Coupe du Monde jusqu’à présent.

Dans une partie mal engagée, l’Espagne a encore réussi à trouver la clé pour s’en sortir. Un boulevard semble se dégager sur le parcours des hommes du sélectionneur Del Bosque. En sortant indemne de ce duel avec le Portugal, les Hispaniques sont dans une position de très grand favori avant leur quart de finale contre le Paraguay. Ils donnent l’impression de monter en puissance dans ce Mondial. Au bon moment, quoi !

Quant aux Portugais, ils n’ont pas été capables de se faire violence de leur tactique défensive, concoctée par leur sélectionneur. Cela n’aura marché qu’une mi-temps. Menés au score, ils n’ont pas su réagir. Attendu comme l’une des grandes vedettes de cette Coupe du Monde, Cristiano Ronaldo est passé, tel un fantôme, à côté de sa compétition. En outre, le Portugal repart en laissant une image ternie à cause d’un Ricardo Costa, coupable de plusieurs coups défendus et volontaires, notamment sur Villa, et expulsé logiquement pour l’ensemble de son œuvre (89ème). A la violence, ce Ricardo Costa a ajouté l’imbécilité gratuite en crachant sur un caméraman… La plus piètre image depuis le début du Mondial ! On préférera largement garder en tête les montées de Fábio Coentrão, le latéral gauche, véritable révélation de ce Mondial sud-africain…

Place aux quarts de finale maintenant !

PL






A condition de retrouver un F. Torres en pleine forme (lui qui fut inexistant ce soir) ou d'aligner un autre avant-centre (comme Llorente entré à la 59'), l'Espagne peut très bien aller jusqu'au bout de ce Mondial.

Avec un David Villa, intenable en seconde mi-temps, et auteur du but de la victoire (63'), les Espagnols ont développé un football chatoyant, fait de passes courtes très précises, frappant au but plus d'une dizaine de fois. Les arrêts du gardien portugais, Eduardo, permirent de reculer l'échéance, puis d'empêcher l'aggravation du score. Dommage que Inesta ne fût pas dans un grand jour, car le spectacle eut été encore plus agréable... Une bien belle équipe !

Que dire du Portugal ? Trop défensif (ce qu'il fit bien), amoindri par un Cristiano Ronaldo complètement absent, il manqua complètement son match, malgré un potentiel de haute valeur. Mais pouvait-il faire mieux contre une Espagne aussi brillante, surtout après la sortie de Torres ?

Les meilleurs ont donc gagné, et la rencontre, de belle facture, nous consola du piètre match de cet après-midi... Et de ce fait, on ne voit pas comment le Paraguay pourrait empêcher les Espagnols de jouer les demi-finales contre l'Argentine ou l'Allemagne.

AA

Paraguay-Japon : 0-0 (5-3 aux t.a.b.)


Crédits photo : Panoramic


Au bout de l’ennui… C’est finalement le Paraguay qui s’est qualifié pour les quarts de finale après un match soporifique qui s’est terminé aux tirs aux buts (5 à 3) ! La première séance de tirs au but de ce Mondial, soit dit en passant. C’est bien la seule information qu’on retiendra de cette rencontre… Car on pensait en être débarrassée depuis quelques jours mais elle fut bien de retour cet après-midi. Qui ça ? La purge footballistique bien sûr ! Si, si, c’est bien une purge que nous ont proposée Paraguayens et Japonais pour ce 1/8ème de finale de Coupe du Monde. Oui, nous étions bien en 1/8ème de finale de Coupe du Monde… Dans ces cas-là, c’est toujours la même observation : malheur aux vaincus, qui méditeront pendant quatre ans leurs regrets éternels sur leur non-match, et bon courage aux
« survivants »… Le vainqueur d’Espagne-Portugal peut déjà se frotter les mains. La route vers le dernier carré semble se dégager !

On ne va pas se mentir, ce Paraguay-Japon concourait avec Uruguay-Corée du Sud au prix de l’affiche la moins « sexy » de ce plateau de 1/8ème de finale ! Au plus grand désespoir des (télé)spectateurs, elle n’a pas failli à sa cote. Au vu de cette partie, Uruguay-Corée du Sud (2-1) passerait même pour un très bon match ! C’est dire l’extrême indigence de cette avant-dernière opposition des 1/8èmes de finale…

Alors, il y a quand même eu une certaine justice dans cette rencontre. Le moins mauvais est passé. Par un trou de souris, certes, mais il est passé. La domination des Sud-Américains n’a pas été flagrante, loin s’en faut, mais ils ont été légèrement plus entreprenants et ont proposé plus d’actions dangereuses offensivement. Bizarrement, l’occasion de but la plus franche fut au crédit des Nippons avec une frappe sur la barre du Grenoblois Matsui (22ème). Les joueurs du pays du soleil levant ont particulièrement déçu. Jamais ils n’auront pris le moindre risque ! Oubliées les belles promesses du premier tour ? A l’approche des rencontres à élimination directe, le sélectionneur japonais, Takeshi Okada, a choisi, à l’évidence, la prudence. Bien mal lui en a pris. Les mauvais calculs font très souvent des mauvais comptes ! Le tir au but manqué par le latéral Komano doit faire figure de démonstration ultime de ce qu’il ne faut pas faire en football : déjouer. CQFD ! En fin de compte, c’est un petit Paraguay qui profite de l’hara-kiri japonais…

Les Santa Cruz, Barrios, Vera ou autres Valdez et Barreto ont montré plus d’envie. Cela n’a pas vraiment suffi aujourd’hui face à un Japon peureux. Cela risque de ne pas suffire, encore, face à l’Espagne ou le Portugal. Quel que soit leur adversaire, les Paraguayens, qui atteignent pour la première fois les quarts de finale d’un Mondial, seront, on peut le penser, plus à l’aise dans leur football d’attente et de contre. On l’a vu en cette fin d’après-midi, les
« Guaraní » n’aiment pas prendre le jeu…à leur compte !

A suivre, ce soir, Espagne-Portugal, dernier 1/8ème de finale. Un choc qui, on l’espère, nous réconciliera avec le beau football…

PL






Il faut absolument un vainqueur à partir des huitièmes de finale et le Paraguay l'a emporté aux tirs au but, le Japonais Komano ayant envoyé le sien sur la barre.

0-0 à la fin des prolongations, les adversaires du jour ne nous ont pas régalés. 2 équipes qui ne sont pas du niveau des autres, un arbitre pointilleux, donnant des cartons jaunes souvent injustifiés (heureusement, on remet les compteurs à zéro au prochain tour !), tout cela ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Le Paraguay est le quatrième qualifié sud-américain (plus 3 européens et un africain), c'est la première fois qu'il accède aux quarts de finale. Point barre.

J'avoue que j'aurais aimé que le Japon se qualifie : malheureusement inefficaces, ses joueurs vont toujours de l'avant et il possède des joueurs de grande classe, dont l'un, Honda, déjà remarqué dans les matchs précédents, est capable de tout faire : on en reparlera bientôt ! Les Japonais ont un jeu fait de passes courtes et rapides, et pour arriver devant le but adverse, 3 ou 4 passes leur suffisent là où les Paraguayens en ont besoin d'une douzaine, voire plus !

Ce soir, le Portugal et l'Espagne devraient nous fournir un spectacle de haut niveau : nous aurons alors oublié les 2 heures 30 de cet après-midi !

AA