lundi 12 avril 2010

"Mot Dit" du jour (2)

Les français de droite veulent qu’on aille plus vite, plus fort, plus loin.
(Frédéric Lefebvre, I-Télé, 12/04/2010)


Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, est un spécialiste de "Mots Dits", de petites phrases ou formules qui claquent les tympans. Aujourd'hui encore, avec son interview sur I-Télé, j'ai, à mes risques et périls, retendu l'oreille, la gauche !

Au-delà de ses déclarations sur le dossier épineux des retraites, Frédéric Lefebvre a fait une allusion olympique, paraphrasant ainsi la devise chère au Baron Pierre de Coubertin : "plus vite, plus haut, plus fort".

Le porte-parole n'a pas osé reprendre le substantif "plus haut" pour désigner la volonté, supposée, des "français de droite". Sans doute par pudeur, eux qui sont tombés bien bas après les Régionales ou dans les récents sondages d'opinion.

Mais il faut faire attention avec l'utilisation du vocabulaire olympique ! Ces mêmes "français de droite" ne vont-ils pas finir par souhaiter qu'en 2012, l'important ne sera pas de gagner mais de participer ?
Après tous les beaux discours tenus sur l'abstention aux dernières Régionales, voilà un bien beau combat politique (une participation électorale plus forte), de fond, à mener et...qui n'est pas gagné d'avance !

"Mot Dit" Blog a un mois !

Ce week-end, MDB alias "Mot Dit" Blog a passé le cap de son premier mois ! L'occasion pour son auteur de tirer un premier bilan.

Le 10 mars, l'ovni MDB sortait de nulle part. Et il ne savait pas trop où il allait !

Les premiers retours ont été très positifs, notamment sur la tenue générale et la forme du blog. Ce qui est encourageant parce que c'est la première fois que je ma lance dans un "projet" en ligne.

Professionnellement, il est encore bien prématuré de tirer quelconques conclusions. Un employeur m'a néanmoins parlé de ce blog en me contactant. Là aussi, c'est encourageant parce qu'en cas de prise de contact, je peux désormais renvoyer les "employeurs" sur cet outil afin qu'ils puissent se faire une idée plus précise de mes compétences rédactionnelles.


Question "chiffres", cela ne fait que 13 jours (soit le 31 mars) que j'utilise un outil statistique sur le blog : en 13 jours, MDB a enregistré la bagatelle de 358 visiteurs uniques dont 250 "premiers visiteurs". 552 pages ont été "vues" et, je l'espère, lues !
Je ne cours pas après ces statistiques mais cela donne un aperçu (tout à fait relatif) de la visibilité, satisfaisante, de MDB.

J'ai remarqué deux "buzz" quand j'ai posté sur "Hénin-Beaumont". La chronique "Je suis venu, j'ai vu et...je n'en suis pas revenu" est certainement le papier qui a été le plus lu même s'il me manque des jours statistiques pour appuyer ces dires.

Sur le plan du fond, ce blog m'a obligé à me remettre dans une logique d'écriture régulière, ce qui est très important. Bien sûr, j'aimerais faire plus de papier "presse" ou de chroniques mais mon objectif principal (même primordial) est ailleurs. Il est, vous le savez, professionnel. L'ouverture toute récente de la rubrique "Mot Dit du jour" me permettra, certainement, de poster beaucoup plus fréquemment qu'au départ.

A tous ceux qui me lisent, régulièrement ou pas, n'hésitez pas à mettre des commentaires ou à devenir membre de ce blog ! Vous appuierez ainsi ma démarche professionnelle !

J'espère que vous, "les visiteurs", allez continuer à trouver un minimum d'intérêt en passant par ici, en lisant mes écrits !

Merci à tous en tout cas ! Et à tout de suite, car l'aventure blog n'est plus en phase de lancement, elle est en phase de continuité et de maturité !

A suivre !


Pierre

samedi 10 avril 2010

"Mot Dit" du jour (1)

Allez hop, nouvelle rubrique ! Le "Mot Dit" du jour a pour vocation de mettre en lumière, de manière récurrente, une phrase (ou un mot) sortie dans la sphère médiatique et qui aura attiré l'attention de l'auteur de ce blog. Quelques commentaires personnels accompagneront donc la citation du jour.
Je pense décliner ce "concept" à la blogosphère héninoise en fonction de l'actualité. Cela ferait l'objet d'une création de rubrique en elle-même. A suivre !

C'est un certain Alain Juppé qui a l'honneur d'inaugurer cette rubrique !



Je ne crois pas à la rupture, je n'y ai jamais cru.
(Alain Juppé - Le Monde - 10/04/2010)

On a beaucoup parlé de "l'ordre juste" en 2007 mais n'est-ce pas juste le désordre en ce moment à l'UMP ? Nicolas Sarkozy est de plus en plus contesté à l'intérieur de son propre parti. Nouveau fait d'arme : le positionnement d'Alain Juppé pour 2012 ! Presque un marronier !
Si d'aucuns ne se faisaient encore de l'illusion sur l'effectivité de la "rupture", prônée par le candidat Sarkozy, le fait qu'un baron de la droite ose avouer qu'il n'a jamais cru à cette même rupture fait pour le moins...désordre !

Désordre toujours quand le site Rue 89 nous rappelle les propos de ce même Alain Juppé : « Il fallait entrer dans une nouvelle époque. Et Nicolas Sarkozy a, de ce point de vue, eu raison de s'attaquer à de vieux tabous.

Il a eu raison de montrer que l'idéologie du partage du travail conduit au chômage, et de remettre l'éloge du travail au cœur de la politique économique et sociale. Il a eu raison d'affirmer qu'il existe une relation étroite entre immigration, intégration, identité de la France et amour de la patrie.

Sur tous ces points et sur d'autres, son discours de rupture a été salutaire. »


Nous étions en août 2007. La popularité du président Sarkozy était alors à son faîte ! La "rupture" était, à l'époque, "salutaire" ! Sacré Alain, toujours le mot pour rire !
Ce n'est pas la première fois, ni la dernière, qu'on reprendra un politique de volée sur des propos "mis à jour". De la part d'un politique qui a porté une politique de lutte contre la "fracture sociale" en 1995, c'est même assez cocasse comme déclaration !

"Fracture", "Rupture", dans le discours politique, ce n'est pas une sinécure !

jeudi 8 avril 2010

Initiales H.B.

H.B. n’est pas contente. Elle a perdu son travail. Elle n’est pas sûre d’en retrouver. Elle déprime. Elle croule sous les dettes. Elle perd espoir chaque jour un peu plus. Ses yeux ne brillent plus d’espérance mais pleurent de désespérance. H.B. s’ennuie, sa lumière n’est que nuit. Son espace est triste, elle n’a même plus d’échappatoire. Elle se sent abandonnée. Elle se sent salie. Les médias la montrent du doigt. Car la république pourrait être ici mise à l’index. Elle a peur pour ses enfants, surtout. Elle ne voit pas l’avenir. Il n’y a plus d’avenir…

H.B. n’est pas contente. Elle a été trahie. Une nouvelle fois. Elle ne croit plus en son administration. Cette dernière l’a encore trompée. Elle ne croit plus aux hommes, non plus. Le pouvoir les a rendus fous. Tous. H.B. ne sait plus où donner de la tête à force de retournements de vestes, de compromissions, de trahisons. Seuls les loups restent fidèles à eux-mêmes et veillent au grain, au gré de la misère. L’impôt a beau augmenter chaque année, H.B. est en mal de changements, de perspectives collectives. Tout est ramené au passé. Un passé douloureux qu’H.B. aimerait oublier…

H.B. n’est pas contente. Son « couple » va mal. « B. », la rurale, se détache chaque jour un plus de « H. », la citadine. Et H.B., la citoyenne, ne sait plus où elle en est. Elle a beaucoup donné à gauche. Déçue, trahie, elle semble vouloir se donner à droite. Tout à droite. H.B. a essayé les hommes, elle peut bien s’offrir aux loups. Les loups rôdent et attendent, en bons charognards, les faiblesses des hommes. Mais H.B. ne sait trop que l’homme est un loup pour l’homme. Elle n’est pas encore tout à fait prête à se jeter dans la gueule du loup. Mais pour combien de temps encore…

H.B. n’est pas contente donc. H.B. est furieuse, même. Elle s’impatiente. Elle s’agace des politiques salaces. Hélas. Elle est à bout, proche de l’implosion. Elle n’est pas loin d’être au bord de l’explosion. Comme en physique, serait-elle vouée à un éternel choc de contrariétés ? Elle ne sait plus comment crier sa colère. Elle a essayé les urnes, les voix sont restées sourdes. A l’instar de son homonyme*, doit-elle prendre le monde en otage ? Car H.B. est une Human Bomb. Une bombe humaine armée d’amour. Elle veut redonner vie à ses initiales. Et redevenir fière d’être Hénin-Beaumont !


Par Pierre Leduc


*Cf. la très médiatique prise d’otage de la maternelle de Neuilly-sur-Seine en 1993 fomentée par Érick Schmitt alias « H.B. ».

mercredi 7 avril 2010

Heysel

Un "vieux" texte que j'avais écrit pour les 20 ans de la catastrophe du Heysel (Bruxelles, Belgique) et que je viens de retrouver ! Un texte sous forme de témoignage "direct", comme si j'avais réellement assisté au drame. Un texte criant d'actualité(s) aussi...
Flash-back : nous sommes le 28 mai 1985, à près d'une heure du coup d'envoi de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions entre la Juventus de Turin et le Liverpool FC...




Heysel

En arrivant au stade pour la finale
Comment aurais-je pu penser à une issue fatale ?
Pourtant l’affiche était si belle…
Un beau jour de printemps dans le vieux Heysel
La plus belle des coupes d'Europe comme enjeu
Mais la violence imbécile tua le jeu…

Quand je pris ma place dans cette vieille tribune Z
Je ne pensais pas un instant à demander de l’aide
Côte à côte « supporters » reds et bianconeri
Bravo aux organisateurs pour cette belle connerie
Si je ne vous parle pas de la sécurité : drôle de manège !
Je me garderai bien, cette fois, de faire une blague sur les belges

Mais qu’est-ce que vous pouvez faire
Face à ces fanatiques imbibés de bières ?
Fuir et risquer un mouvement de panique
Ou répondre aux anglais et provoquer une rixe ?
Mourir piétiné ou d’étouffement, ça n’a pas de sens !
Ou se faire tabasser pour un match de foot, la démence !

39 morts et des centaines de blessés
Heureusement pour moi, rien à signaler
Des voix du ciel s’élèvent et raisonnent
Mais comme toujours the show must go on
Alors le « match » se disputa comme si de rien n’était
Et Platini marqua sur un penalty injustifié

C’est bizarre à la fin, les italiens étaient heureux, ils avaient gagné
Le temps de réaliser et de crier « Forza Juve ! »
Le lendemain, Libé titra sans remords
Que Platini avait dansé sur le ventre des morts
Une catastrophe terrible et la violence rentrée dans les mœurs
Le monde est fou, fou est le foot : de grâce, plus jamais l’horreur !


Par Pierre Leduc